Intervention faite lors du Congrès du Parti socialiste suisse à Sursee le 25 octobre 2025
Mindestens 350’000 Tote direkt und indirekt, au moins 350’000 morts directs ou indirects dans la bande de Gaza depuis octobre 2023 selon la méthode de calcul utilisée dans un article du Lancet publié en janvier 2025.
Depuis le début du 20e siècle, près d’une trentaine de génocides sont identifiés, dont certains sont toujours en cours.
Alors pourquoi parler de la Palestine et pas des autres horreurs.
Prendre une position claire sur la situation catastrophique en Palestine résulte de l’immense responsabilité que portent les pays d’Europe, y compris la Suisse et la Grande-Bretagne en leader avec sa déclaration Balfour du 2 novembre 1917.
Le rapport du 16 septembre 2025 de la Commission d’enquête internationale indépendante de l’ONU conclut, actus reus (il ne subsiste aucun doute raisonnable), que les autorités israéliennes et les forces de sécurité israéliennes ont commis et continuent de commettre les actes constitutifs de génocide suivants à l’encontre des Palestiniens de la bande de Gaza :
- tuer des membres du groupe ;
- causer des blessures physiques ou mentales graves à des membres du groupe ;
- infliger délibérément au groupe des conditions de vie propres à entraîner sa destruction physique totale ou partielle ;
- prendre des mesures visant à empêcher les naissances au sein du groupe.
Il y a 40 ans, lorsque je travaillais au Mali et au Soudan, j’étais très en colère lorsqu’un enfant mourrait de faim, principalement par la volonté humaine de ne pas répartir équitablement la nourriture. De voir mourir des enfants, des femmes, des humains de faim en direct simplement parce qu’un gouvernement veut se débarrasser d’une population m’horripile et m’empêche à nouveau de dormir sereinement.
Aujourd’hui, alors qu’un cessez-le-feu relatif est en vigueur depuis deux semaines, le parti socialiste, dénonce enfin fermement le génocide que commet Israël à Gaza contre le peuple palestinien.
