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Vendée Globe 2004 - 2005 : Bonduelle va passer le cap Horn et c’est tout soudain

dimanche 2 janvier 2005.

Cette information a été créée le 2 janvier 2005

Sur le logo : Le Pacifique déchainé, c’était le 31 décembre sur Temenos

Dominique Wavre comme 19 autres skippers ont pris la mer le 7 novembre à 13h02. Ils sont à ce jour encore 15 en course. Les 5 abandons le sont heureusement pour des raisons matérielles ; les marins sont certes dépités, mais en bonne santé. Il y en a quelques uns en course qui souffrent ou dont le bateau souffre. Il y en a qui le disent et d’autres qui annoncent que va toujours bien, même dans son message du 1er janvier 2005, Jean Le Cam reconnait manquer de sommeil depuis le début de la course.

Une centaine de jours en mer, ils seront. Un peu moins (moins de 93 jours pour « battre » le précédent record ce qui pourrait bien être le cas, vu la vitesse à laquelle le cap Horn a été atteint, 57 jours soit 5 jours de moins qu’en 2000). Un peu plus pour plusieurs concurent-e-s. Quelle importance finalement... car c’est d’abord une grande aventure, ou mieux dit peut-être une incroyable aventure ...

Vendée Globe 2004-2005Connection au site officiel

Après 33 jours de mer, trois abandons. Après Hervé Laurent (UUDS) Alex Thomson (Hugo Boss), c’est Norbert Sedlacek (Brother) qui a fait part officiellement de son abandon le 9 décembre 2004. Les trois se sont arrêtés en Afique du sud. Roland Jourdain (Sill et Veolia) a officiellement annoncé son abandon le 20 décembre à 10h00 (en Tasmanie) ; après 39 jours, c’est le 4e bateau qui quitte la course.

Le 31 décembre 2004 à 10h00 environ Marc Thiercelin (Pro-Form) a signifié son abandon après un examen attentif de son mât. Il est arrivé cette nuit vers 2h30 TU en baie d’Akaroa (Nouvelle Zélande).

La course se poursuit avec sa succession de dépressions et d’avaries, mais pour les premiers quelques surprises météo qui les ralenti sérieusement depuis quelques jours, avec en plus un champs de glace à traverser (icebergs, growlers et glaçons). Les « joies » du Grand Sud sont comme toujours au rendez-vous.

Les cartes météo de ces derniers jours pour le groupe de tête à l’est du Pacifique et plus encore pour le deuxième groupe dans le Pacifique ouest ou en mer de Tasmanie sont impressionnantes et laissent transparaitre les conditions auxquelles sont confrontées les navigatrices et les navigateurs dans les mers de tous les excès, de tous les extrêmes.

Dominique Wavre (Temenos) toujours 5e est toujours accroché à la dépression qui pousse les premiers. Il pense passer le cap Horn d’ici au 8 janvier 2005.

Un extrait du communiqué du 1er janvier 2005 à 18h27 (l’entier est à lire sur le site de DomW) : Joint en début d’après-midi, la description du skipper était impressionnante :
« Le vent est stabilisé entre 40 et 45 noeuds de Sud-Ouest, c’est un bon coup de chien, mais le pire ce sont les grains. Tu vois une barre noire qui bouche tout l’horizon derrière et qui te fonce dessus à plus de 40 noeuds. En moins de 5 minutes, elle arrive sur toi et là c’est la vraie furie, l’anémo monte à plus de 60 noeuds. »
Cette situation a visiblement surpris Dominique qui ne s’attendait pas à de telles forces de vent. « C’est beaucoup plus fort que ce qui était prévu. » Immédiatement le skipper faisait parvenir, via son équipe, l’information au directeur de course afin que les skippers concernés, soient rendus attentifs.

La « baston », ce n’est pas encore fini !

De nouveau contraint de mettre la course entre parenthèses, Dominique pensait devoir faire le dos rond pendant plusieurs heures encore.
Cette seconde tempête intervient à seulement 24 heures du précédent gros coup de vent durant lequel le monocoque avait déjà dû faire face à des vents de plus de 50 noeuds. Son skipper se disait tendu, et fatigué par cette météo effroyable qu’il pensait devoir subir encore pendant environ 18 heures.
Dans ces conditions difficiles, il faut tenir et ces longues heures comptent double voir triple pour le skipper qui n’arrive plus vraiment à dormir, ni même à se relaxer.

A l’avant, Jean Le Cam (Bonduelle) se trouve dans le secteur du Cap Horn. Si rien ne change il devrait le passer d’ici lundi midi au plus tard. Mais avec la mer il faut toujours rester prudent dans ces pronostics.

Les images du satellite radar canadien montrant les probables icebergs sur la route sont étonantes c’est ici. Génial ce qu’on peut faire avec la technique, il n’empêche que la question est ouverte de savoir s’il s’agit vraiment d’icebergs ; il est vrai que dans cette région et en nombre il est difficile d’imaginer autre chose, hormis des artefacts !

A l’arrière de la flotte, la course se poursuit avec acharnement, avec joies et souffrance. Karen Leibovici (Benefic) a déclaré le 31 décembre lors de la vacattion téléphone en direct qu’elle souffrait toujours de son dos et qu’elle n’avait d’autre choix que de faire avec.

Patrice Carpentier (VM Matériaux) a informé ce dimanche matin la Direction de course que la réparation effectuée sur sa bôme avait lâché : « A 3 h gmt ce dimanche 2 janvier, ma bôme s´est de nouveau cassée. ...je n´imagine pas faire un demi tour du monde sans grand-voile. » Il a annoncé lors de la vacation qu´il allait devoir demander assistance pour réparer sa bôme et se mettre ainsi hors course.

La carte officielle de la course est mise à jour 4 fois par jour

Tememos et les autres après 55 jours et 21 heures

De l'océan indien à l'Atlantique (enfin presque)
De l’océan indien à l’Atlantique (enfin presque)
Cliquer sur l’image pour zoomer sur la flotte encore en course
Ces cartes sont réalisées à partir des données fournies sur le site officiel

Le site de la course du Conseil général de la Vendée

Les prévisions sur le site officiel

Météo France assistance Vendée Globe

La météo dans l’Antarctique


Le site de Dominique Wavre (Temenos)


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