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Dominique Hausser quitte le Grand Conseil du Canton de Genève

Une nouvelle vie... cela se croque à pleines dents

samedi 1er février 2003

Après 10 ans au parlement, Dominique Hausser est amené à démissionner pour des raisons professionnelles. L’hommage prononcé par Christian Brunier, chef de groupe socialiste me fait chaud au cœur et je l’en remercie chaleureusement

55e législature - 2e année - Session 04 (janvier 2003) - Séance 17 du 30.01.2003 à 20h30

RD 470

Hommage à M. HAUSSER Dominique, député démissionnaire

Le président. Nous avons le regret d’enregister la démission de M. le député Dominique Hausser. Je prie notre secrétaire de bien vouloir donner lecture de sa lettre de démission.

(lecture de la lettre, qui est formelle et sans intérêt particulier)

Le président. Il est pris acte de cette démission.Je tiens à saluer à la tribune Romuald Hausser, fils de Dominique Hausser, député ! (Applaudissements.)

Depuis bientôt dix ans, M. Dominique Hausser est député. Médecin de formation, il a été élu en 1993, réélu en 1997 et en 2001. C’est après un périple dans les mers du Sud qu’il nous annonce sa démission.

Il a été président de la commission des travaux, de novembre 1997 à novembre 1998, puis président de la commission des finances, de septembre 2000 à septembre 2001. Il fut également très actif et a suivi de près tous les travaux de la sous-commission du suivi informatique. De plus, comme vous le savez, il assume depuis plusieurs années la fonction de président du parti socialiste.
Nous tenons à le remercier de son activité au sein de notre parlement et lui souhaitons beaucoup de satisfaction dans sa carrière future. Nous lui offrons bien entendu le petit souvenir traditionnel, que Mme Schenk-Gottret lui remet ! (Applaudissements.)

M. Christian Brunier (S). C’est presque une tradition ! Après la démission de Mireille Gossauer, le départ de Micheline Calmy-Rey pour la Berne fédérale, le groupe socialiste enregistre un nouveau départ, celui de son président, Dominique Hausser. A qui le tour en mars prochain ? Regardez la place de Charles Beer... il n’est pas là pour le moment !

Dominique s’en va de notre parlement pour occuper un poste important dans la fonction publique. Comme quoi il n’est pas obligatoire d’être un ancien journaliste pour être nommé dans une fonction étatique d’importance !

C’est toujours avec émotion que nous voyons partir un membre du groupe, un ami, un voisin de banc pour moi. Dominique nous quitte après avoir passé, comme l’a dit notre président, une décennie dans ce parlement. Président de plusieurs commissions, Dominique a joué un rôle majeur dans nombre de dossiers importants. Je ne vais pas vous en citer beaucoup, mais j’en ai quand même relevé quelques-uns à titre d’exemples. Même si cela n’a pas fait plaisir à tout le monde dans ce parlement, je vous rappelle que Dominique Hausser a notamment été rapporteur de minorité contre la coûteuse traversée de la rade, minorité qui s’est vite traversée... (Rires.) ...qui s’est vite transformée en une forte majorité lorsque le peuple a été en mesure de pouvoir s’exprimer.

Plus fédérateur, Dominique a été aussi l’un des artisans de la planification sanitaire, concept essentiel de la politique de santé de notre canton. Je rappelle encore que, sans lui, la construction de la Halle 6 de Palexpo, qui va être inaugurée prochainement, aurait vraisemblablement été mise à mal, puisque Dominique a finalement trouvé le financement que le Conseil d’Etat peinait à mettre en œuvre et à imaginer. Sa dernière réussite est certainement d’avoir préparé, au parti socialiste genevois, qu’il préside depuis près de trois ans, une candidature de choix au Conseil fédéral. Certes, Dominique, grand aventurier, était proche du Pôle Sud lors de l’élection de Micheline Calmy-Rey au Conseil fédéral, en nous précisant préalablement qu’il avait choisi une période calme pour s’en aller - comme quoi, cela n’a pas été calme pour tout le monde ! - mais je vous assure, et là je suis très sérieux, qu’il avait préparé le terrain avec beaucoup d’attention avant son départ pour garantir un maximum de chances à l’élection de notre ancienne ministre des finances ! Je crois que l’on peut le féliciter pour cette brillante élection à laquelle il a contribué très activement.

Toubib ayant exercé dans les pays les plus pauvres de cette planète, en pleine cohérence avec ses idées de partage et de solidarité, Dominique a été un député sérieux et un homme politique d’action. Mais c’est aussi un type qui sait s’amuser et profiter de la vie, comme quoi l’engagement politique n’est pas forcément triste et austère. Même si certains ont de temps en temps tendance à l’oublier. C’est pourquoi la deuxième partie et la fin de mon bref discours seront un peu moins sérieuses, voire un peu moins ennuyantes.

Membre du célèbre Club de la bière blanche, je vous rappelle que Dominique a été nominé - on ne s’en souvient pas toujours, mais il a été nominé ! - au célèbre Champignac d’or, pour avoir déclaré, en tant que médecin, que « les conditions offertes aux malades en fin de vie étaient véritablement invivables » ! (Rires.) Malgré ce sens de l’humour aigu, voire aiguisé - d’ailleurs, certains d’entre vous, voire parfois d’entre nous, en ont subi les conséquences : Dominique a toujours de la peine à sortir de sa passion pour la politique. Même à la buvette du Grand Conseil, il fait de la politique ! Il défend ses idées jusqu’au bout, puisqu’il est, de loin - je crois qu’il faut saluer l’exploit - l’homme de gauche qui s’est fait payer le plus de tournées par la droite... (Rires.) Ce qui prouve qu’il est un militant acharné de la redistribution des richesses ! (Rires.)

Salut Dominique ! Bonne chance dans tes nouvelles fonctions ! Maintenant, c’est l’heure de dire au revoir à Dominique. On le reverra d’ailleurs souvent autour de ce parlement ! C’est l’heure aussi d’accueillir notre nouveau député, François Thion ! C’est l’heure également, à ta vice-présidente, Laurence Fehlmann-Rielle, de t’offrir un cadeau bien mérité ! (Applaudissements.)

M. Dominique Hausser (S). C’est avec une certaine tristesse que je quitte cette assemblée, tant il est vrai que j’apprécie les joutes oratoires, tant il est vrai aussi que j’apprécie la vie politique. Fort heureusement, ayant bénéficié d’un Champignac il y a quelques années, je suis hors concours et je peux sans difficulté dire que je sors de ce parlement sur mes deux pieds et non pas les pieds devant, que vous entendrez encore parler de moi dans la vie sociale et politique de ce canton ! Je m’en réjouis ! Je me réjouis de vous rencontrer dans d’autres espaces que celui-ci, de manière à servir le mieux possible la population qui réside dans ce canton, qui le visite de manière fréquente et importante, de façon que Genève reste, même si on le dit, la plus petite capitale internationale d’envergure.
Je vous souhaite, Mesdames et Messieurs, une excellente fin de soirée et je vous prie d’accueillir mon successeur avec joie et dynamisme, François Thion ! (Applaudissements.)

Le texte se trouve dans le Mémorial du Grand Conseil du Canton de Genève


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