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Objectif 3 : Charles Hedrich a passé le cap Horn dans la nuit du 12 au 13 janvier 2005

dimanche 16 janvier 2005.

Cette brève a été réalisée le 14 janvier 2005,

modifiée les 15, 16 janvier 2005

COMMUNIQUE DE PRESSE 13 Janvier 2005

Cap Horn : le rendez-vous des aventuriers

Charles Hedrich (Objectif 3) Jean-Pierre Dick (Virbac) et Ellen Mac Arthur (Castorama) ont franchi tous trois le Cap Horn dans les dernières 24H . Parti hors course du Vendée Globe le 19 Octobre, Charles Hedrich a été doublé par les premiers concurrents de la course le 26 décembre, au large de la Nouvelle Zélande. Profitant d’une accalmie dans le Pacifique, il s’est offert un « footing régénérant ». Il y a deux ans, cet ancien officier de la marine marchande décrochait la 6e place du Dakar en moto dans sa catégorie : 400 cm3.

Le parcours de Charles Hedrich parti
le 19 octobre 2004 du large des Sables d’Olonne

Quel est le point commun entre le coureur du Vendée globe Jean-Pierre Dick, Charles Hedrich, parti hors course et Ellen Mac Arthur qui tente actuellement de battre le record autour du monde en solitaire et sans escales de Francis Joyon ? Le Cap Horn bien sûr, le rendez-vous mythique des grands aventuriers de la mer. La démonstration par l’absurde a été faite hier soir, les trois improbables compagnons de route ayant rejoint dans une tranche de 24 Heures l’Océan Atlantique à seulement quelques heures d’intervalles.

Depuis près d’une semaine, Objectif 3 affronte une sévère dépression, aux côtés de Virbac de Jean-Pierre Dick qui a lui cassé sa bôme. Charles Hedrich privilégie la sécurité mais progresse à un rythme soutenu. Il a franchi l’Equateur le 7 novembre, passé le Cap de Bonne Espérance le 23, puis le cap Leeuwin le 10 décembre et enfin le Cap Horn cette nuit . Une performance tout à fait honorable pour un néophyte de la course au large.

Pilotes automatiques défaillants
Cette partie de la course fut éprouvante pour le marin et pour le matériel. Le 2 janvier le bateau s’est encore a moitié couché. Au début de l’Océan Indien, une déferlante avait déjà roulé le 60 pieds à 90°. Une lampe torche a été emportée et un projecteur de pont a rendu l’âme, ce qui complique les manœuvres de nuit. Le génois, l’une des voiles qui sert le plus actuellement, s’est décousu à deux endroits en faseillant. Que faire ? Attendre qu’il s’explose totalement ? Le rouler définitivement ? Ou monter au sommet du mat pour l’affaler ?
Enfin, les deux pilotes automatiques du monocoque, le principal et celui de secours, ont tous deux lâché début janvier. Très délicat alors d’abandonner la barre. « Difficile de réparer dans ces conditions », peste Charles Hedrich. « Lorsqu’on est à la barre, on n’est pas ailleurs. Et puis comment croiser les informations pour trouver la solution ? Comment tester la réparation ? C’est ça la vraie solitude ! » Le 5 janvier toutefois, Charles est parvenu à réaliser une réparation satisfaisante. Mais le pilote reste capricieux : lorsque le vent souffle, le bateau peut brusquement devenir incontrôlable et les risques de casser le mât sont alors très importants. Dans de telles conditions, dormir est une gageure. Cette épée de Damoclès génère un fort stress nerveux.

Un « footing régénérant »
La traversée du Pacifique s’est cependant avérée plus sereine que celle de l’Océan Indien. Elle a offert un peu de calme à Charles qui peut enfin lever la tête et prendre le temps de se regarder : « Je ressemble à une bête sauvage avec mon épaisse moustache et mes cheveux coupés courts, mais seulement par endroit. Pas facile d’être un bon coiffeur sans miroir, ni assistance … » Ce néophyte de la course au large savoure la vie à bord et prend goût à cet environnement si particulier qui lui devient, au fil des jours, de plus en plus familier. Le 25 décembre au matin, Charles s’est même offert un « footing régénérant » sur son 60 pieds. Durant une petite heure, torse nu, il a enchaîné méthodiquement une série d’allers-retours de 18 m, la mer étant enfin praticable.

Bien qu’il soit hors course, Charles Hedrich compare chaque jour la progression des concurrents du Vendée globe. Il connaît par cœur leur classement et s’efforce de maintenir sa position. Sportif polyvalent il réclame aussi le classement de la coupe du monde de ski alpin, en bon moniteur de ski, et se prépare à entraîner ses trois fils à la compétition dès son retour. Enfin, il n’oublie pas le classement du Dakar.

Objectif Trois première mondiale
Les 25 et le 31 décembre ont réchauffé le cœur du solitaire. Au regard du chemin parcouru, Noël a été une vraie fête. Le passage à la nouvelle année a été célébré deux fois, compte tenu des 12 heures de décalage entre les deux hémisphères. Ce fut aussi l’occasion de se rappeler qu’il y a tout juste deux ans, Charles Hedrich affrontait le désert du Dakar en 400cm3 et accomplissait ainsi son premier objectif. Après ce tour du monde en solitaire, sans assistance et sans escale, Charles Hedrich défiera l’Everest. Une trilogie que personne n’a jamais réalisée.

Plus d’informations, interview et photos sur demande
Contact : Patricia Hedrich.
Tel. +33 6 8001 6327 ou
+33 4 5093 0421 à St Nicolas de Véroce
Mel : Objectif3 dot premieremondiale at wanadoo dot fr


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