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L’art de la guerre financière

lundi 1er août 2016 par Dominique Hausser

« Les crises économiques sont rarement systémiques, elles ont le plus souvent des origines criminelles. »

Jean-François Gayraud dénonce depuis de nombreuses années les monstrueux dégâts que le « monde de la finance » génèrent au quotidien.

"La mobilité est l’une des grandes tactiques de l’art militaire. Or la guerre financière, ainsi que je le démontre dans mon livre, s’appuie sur une quadruple migration : des capitaux, des élites, des dettes et des responsabilités. Ces phénomènes migratoires sont une clef d’explication importante pour comprendre la puissance des institutions financières qui mènent de véritables “guerre de mouvement”."

L’art de la guerre financière publié aux éditions Odile Jacob.

4e de couverture

Les guerres financières existent.

Ce sont de vraies guerres qui tuent et paupérisent les peuples, comme on l’a vu en Grèce. Cette situation stratégique inédite s’explique par la nouvelle puissance des acteurs financiers : banques d’affaires, fonds d’investissements, milliardaires de Wall Street.

Depuis les années 1980, une finance dérégulée, mondialisée et en partie toxique s’est bâti de vastes principautés immatérielles, surplombant les économies et lançant des raids sur des États captifs et des populations tétanisées. Malgré sa responsabilité dans la crise de 2008, la finance-puissance continue d’étendre son emprise, dans l’ombre, usant de stratégies empruntant à l’art de la guerre.

Ce livre en décrypte les ruses et les tactiques. Au-delà, il donne au citoyen des raisons d’espérer : il existe des moyens pour libérer les États et les peuples de ce Léviathan d’un genre nouveau. Là où la Grèce a dû plier face aux banques, l’Islande a su s’extirper du joug de la haute finance par une insurrection démocratique.

Jean-François Gayraud s’est conquis un large public avec Le Monde des mafias, La Grande Fraude, Géostratégie du crime (avec François Thual) et Le Nouveau Capitalisme criminel, tous publiés aux éditions Odile Jacob.

Voir également l’interview réalisé par Pierre Verluise, docteur en géopolitique et directeur du diploweb.com.

"“Rêver de faire de la finance” me semble une étrangeté, voire un oxymore ; encore que tout soit possible puisque l’homme moderne semble réduit à un Homo oeconomicus, un bipède consommateur, cupide et festif. Il est vrai que les plus hauts maitres de la finance affirment que la cupidité est une valeur positive. "


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