Hausser.ch

En ces temps de chaleur, la question de l’eau est rafraîchissante.

mercredi 3 septembre 2003.

Par Oncle Bernard, in Charlie Hebdo n° 585 du mercredi 3 septembre 2003.

En France, l’agriculture consomme autant d’eau que les citoyens pour leurs besoins domestiques. Les agriculteurs (globalement) polluent et sont subventionnés. C’est le principe du « pollueur-payé » (ou du « pollué-payeur », si vous préférez).

Roseline Bachelot, l’un des ministres qui aura le plus haï l’écologie dans notre pays, à peine arrivée, a torpillé une loi sur l’eau dite « Voynet-Cochet ». Oh, une loi bien timide, largement retardée et amputée, car on avait tellement peur des réactions peu amènes des paysans si on les empêchait de nitatifer, saliniser, pomper et rejeter en paix ! Mais ce n’est évidemment pas uniquement leur faute, pas plus que les accidents de la route ne sont seulement celle des chauffards que l’on laisse conduire bourrés.

Le système de l’eau en France et dans le monde repose sur une démission ou une complicité écrasante des autorités de tutelle - maires, préfets, agences de l’eau -, complicité agissant sous l’œil paternel et amusé des multinationales de l’eau. Il y a sept cents « policiers » de l’eau pour toute la France. Souvent des zozos qui viennent de l’agriculture, c’est dire s’ils vont sévir !

Deux bouquins pour raconter l’eau et donner envie de picoler : L’Eau : pénurie, pollution, corruption de Marc Lainé, au Seuil et L’Eau. Res publica ou marchandise, La Dispute, Paris.


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